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Docteur en histoire de l'université de Cambridge, Peter Hicks est chargé des Affaires internationales à la Fondation Napoléon et chargé de cours à l’Institut catholique d’études supérieures. Parmi ses nombreux travaux, il a été l’éditeur de la version la plus complète du roman de jeunesse de Napoléon Clisson et Eugénie (Fayard, 2007, avec Émilie Barthet), le traducteur et l’éditeur du Journal de guerre, 1813‑1815 du lieutenant Woodberry (Mercure de France, 2013) et le directeur, avec Michael Broers et Agustin Guimera, du collectif The Napoleonic Empire and the New European Political Culture (Palgrave Macmillan, 2012).
Concert-Conférence "Napoléon à Sainte-Hélène"
le jeudi 20 février 2025
à la Salle Lecourbe
à 19h00.
Cette exceptionnelle conférence permettra de retracer les musiques chantées et jouées pour l’Empereur à Sainte-Hélène, soit mentionnées sur l’île, soit inspirées par l’exil. Ce concert pourrait être celui créé par un Bonapartiste entre 1821 et 1848.
Le choix des œuvres est le résultat des recherches de Peter Hicks. Leurs identifications et attributions sont inédites.
Programme :
- Heinrich Linse, Bonapartes Überfahrt nach St. Helena ein charakteristisches Tongemälde/ Le voyage de Bonaparte à Sainte-Hélène, un tableau de genre en musique (1816). Il s'agit d'une œuvre très recherchée, un morceau programmatique (genre très populaire à l’époque) qui peint en musique le voyage de Napoléon à bord du Northumberland jusqu’à Sainte-Hélène pendant l’été de 1815, traduite en français.
- Giuseppe Millico, Canzonette, « Ho sparso tante lacrime », piano/voix.
- [Mrs Mara], « Ah, che nel petto io sento”, arrangement de Giovanni Paisiello, « Nel cuor non più mi sento », piano/voix
OEuvres qui furent chantées devant l’Empereur au pavillon des Briars par la petite Emilie Younghusband et par sa maman, Catherine, probablement en novembre 1815.
Ensuite, partant des Briars, nous monterons la pente raide pour atteindre le plateau de Longwood et Longwood House où Betsy Balcombe (garçon manqué de 16 ans, et grande amie de l’Empereur) chantait « Ye banks and Braes » (a cappella) et aussi « Partant pour la Syrie » s’accompagnant sur le piano chez Madame Bertrand.
- Anonyme, Ye banks and braes, voix seule
- La Reine Hortense, Partant pour la Syrie, piano/voix
Ensuite, deux œuvres que Napoléon aurait aimé entendre, les variations de Dussek composées pour la Reine Hortense sur sa mélodie célèbre, et une chanson de Paisiello, compositeur de la messe du Sacre.
- Johann Ludwig Dussek, « Partant pour la Syrie ». Romance favorite pour le pianoforte, piano seul
- Giovanni Paisiello, « Felice pastorella », de l’opéra Gli schiavi per l’amore, piano/voix
Nous terminerons avec « La marche des Tartares » de Kreutzer, morceau de musique préféré par Napoléon à tout autre, confession faite à Sainte-Hélène, et les deux marches funèbres (l’une pour ses funérailles et l’autre pour le retour des cendres), d’origine britannique.
Rodolphe Kreutzer, La marche des Tartares, piano seul
Charles McCarthy, « Dirge composed expressly for the funeral of the Emperor Napoleon », piano seul
Anon, L’hymne portugais, piano seul